ENTREPREUNARIAT : Les caisses d’autofinancement, moyen de promotion du développement social et solidaire des femmes

Djibril Faye et Ndéné Seck à l'entame de la cérémonieContourner les banques pour s’orienter vers les caisses d’autonomisation financières. C’est la nouvelle dynamique que veulent impulser des acteurs de développement qui dans la mission d’autonomiser les femmes et de lutter contre la pauvreté comptent aller au-delà des tontines avec un système d’actionnariat. 


« Au moment où l’on installait les micros finances, c’était pour lutter contre la pauvreté et accompagner les femmes dans leur propre épargne. Mais aujourd’hui, on a vu que les micro-finances enfoncent les femmes dans la pauvreté compte tenu du taux d’intérêt élevé », a fait remarquer d’emblée ce vendredi 23 mars Aminata Diouf Diémé agent de développement officiant entre Pikine et Rufisque. « Ces caisses d’autofinancement, ont pour but d’appuyer le développement social et solidaire des femmes dans leur propre épargne avec un taux d’intérêt relativement bas. Les CAF mettent en avant le système d’auto financement. Les femmes achètent des actions et en fin d’année elles se divisent les dividendes. Ce qui participe à la régénérescences des activités génératrices de revenues », a-telle expliqué.

Des domaines d’activité allant de la teinture, la savonnerie, le micro jardinage, la transformation de céréale locale et de fruits et légumes entre autres champ de prédilection pour ces milliers de femmes. Pour les responsables, la mission consiste à tenir la comptabilité en les orientant dans les activités génératrices de revenues. Une tâche qui repose sur la formation, et la recherche de partenaires pour faciliter la commercialisation des produits issus de leurs activités. « Nous les formons en gestion pour les accompagner dans la commercialisation et l’obtention de certification. Notre souhait c’est qu’elles participent aux foires. Nous sommes en train de voir comment faire pour que les produits des femmes de Keur Massar et Pikine soient amenés à Bargny et vice versa », envisage Mme Diémé.FEM 3

La restitution cette année a coïncidé avec le mois de mars, dédié aux femmes. A Bargny, 22 caisses ont été mises sur pied sur un total de 60 dans les départements de Pikine et Rufisque. « A Bargny, le chiffre d’affaires tourne de 20 millions. A Keur Massar, Kounoune et Tawfekh il est entre 15 et 17 millions de francs Cfa », révèle Aminata Diouf Diémé.

Pour l’initiateur des 22 caisses, ce résultat à mi chemin est un motif de satisfaction. « Les femmes constituent un maillon essentiel du développement. Accompagner une femme c’est aider toute une communauté », se convainc le 3 eme adjoint au maire de Bargny sur le déroulement de ce programme lancé en 2014 et qui concerne les femmes des Castors, Finkone, Ndaldaly, Ngoude, et Bargny Guedj.