Contribution: DU CAS DES DAARAS ET DE NOS GOUVERNANTS

alioune IA Diouf bisLes Daaras au Sénégal n’ont jamais changer de fonction (Education et apprentissage du Coran lu et mémorisé en arabe, style écrit et gramaticale, orthographe, études en sciences Islamique et autres sciences sociales…). Seulement, la guéguerre coloniale sous couvert destruction de Daaras et bibliothèques (environ 70.000 détruite par Faidherbe), tentatives de mise sous tutelle par des lois scélérates, absences de subventions, et quis poursuivi après indépendance par les régimes de Senghor et/ou Abdou Diouf, a fini de plonger la gestion de l’environnement des Daaras sous le sceau de la précarité.


La seule bonne nouvelle est à voir heureusement du côté des grandes familles religieuses du Sénégal et des Sénégalais restés attachés à ce système d’enseignement ayant produits nos grands hommes et érudits tels que Serigne Touba, El Hadji Malick Sy parmi tant d’autres.

A cela s’ajoute la quasi situation macrocéphale du Sénégal héritée du système de gestion territoriale coloniale où la concentration des administrations et autres infrastructures en un seul point comme Dakar était voulue de sorte à faciliter les pillages et exportations de nos richesses nationales, ce qui a grandement augmenté la pauvreté des populations rurales.Le même système étant irrémédiablement reconduit par nos régimes post indépendance, cette pauvreté des populations rurale a eu comme conséquence la recherche de solution de survie dont malheureusement l’exploitation des enfants via la mendicité sous couvert des nouveaux types de Daaras et maîtres coraniques d’un genre nouveau où le Conseil d’administration/CA (les parents pauvres et oubliés du système) de l’entreprise sociale est logée en campagne, les gestionnaires sont localisés dans les zones urbaines et péri-urbaines (nouveaux maîtres coraniques tortionnaires a souhait), et enfin les exploités du système (talibés corvéables à volonté).

Les bénéfices d’une telle entreprise sont partagées entre gérants et administrateurs via des réunions mensuelles ponctuées par une distribution des dividendes en nature ou espèces (argent, riz, blé, bougies, tissus…) et contribuent à enrichir les maîtres coraniques et améliorer le quotidien des parents restés en zone de paupérisation, l’agriculture de subsistance de type familiale n’étant plus un modèle sécurisant contre la famine et la misère.

En somme, l’origine de l’avènement d’une nouvelle catégorie de Daaras d’exploitation des enfants par la mendicité à côté des DAARAS modèles d’éducation et de formation en sciences Islamique via la langue arabe et ouolof, trouve son explication par une succession de politique coloniale et post indépendance défavorable d’une part, et la pauvreté-paupérisation accompagnée de stratégies de survie des populations des zones rurales via l’exploitation du potentiel de mendicité des enfants pourvoyeurs de biens et monnaies qui en résultent d’autre part. L’initiative de nos autorités me semble donc des plus inappropriées notamment en voulant mettre sous tutelle les nouvelles créations et pervertir la langue d’apprentissage par le français (l’anglais aurait un meilleur attrait, les zones francophones sont les pauvres en PIB en Afrique!) , alors que la solution se trouve dans l’identification des catégories de Daaras (exploitation ou centre de formation ?), la fermeture des entreprises de mendicité (la mendicité est un crime au Ghana !), le rapatriement des enfants exploités vers leur lieux d’origine et la sensibilisation des Parents, la décentralisation du pays via les routes, rails, subvention d’une agriculture intensive pour doper la production de richesses des zones paupérisées et éliminer les conduites malsaines de survie, la reconnaissance de l’arabe et de l’anglais comme langue de progrès et d’apprentissage… le chantier dépasse largement les quelques décrets et poudre aux yeux que nous proposent nos gouvernants qui oublient que la menace terroriste est bien de chez nous, mais son financement provient bien d’ailleurs dans un contexte de pertes des valeurs islamique, ce qui n’est pas encore le cas au Sénégal où nos familles religieuses et organisation sociales prônent encore heureusement la médiation et la modération assurant ainsi la paix et la stabilité qui fait défaut dans plusieurs pays Africains en proie à la déstabilisation par les maîtres intéressés du Monde!

Dr Alioune Ibnou Abytalib Diouf

Pharmacien Humanitaire

Spécialiste en développement local et ingénierie sociale

Tél : 00221776519646